Au début du XXe siècle, les terres fertiles de Notre-Dame-de-Grâce (NDG), à Montréal, abritaient un trésor agricole : les melons de la famille Décarie. Réputés pour leur chair juteuse, leur texture veloutée et leur saveur sucrée incomparable, ces melons étaient bien plus qu’un simple fruit ; ils étaient une véritable fierté locale.
Cultivés avec soin par la famille Décarie, ces délices devinrent rapidement une sensation, attirant l’attention bien au-delà des frontières du Québec. Leur renommée traversa la frontière, et les melons Décarie devinrent particulièrement prisés aux États-Unis, où ils étaient exportés en grandes quantités.
Dans les restaurants huppés de New York, dans les années 1920, une seule tranche de ce melon d’exception pouvait se vendre autour de 1,50 $ – une somme considérable pour l’époque ! À titre de comparaison, cela équivaudrait à environ 25 à 30 dollars d’aujourd’hui en 2026, un prix qui témoigne de l’engouement extraordinaire pour ce fruit unique.
Servi dans les établissements les plus prestigieux, le melon Décarie était souvent présenté comme une gourmandise rare, un symbole de raffinement et de qualité. Cette popularité ne tenait pas seulement à son goût exquis, mais aussi à l’histoire et au savoir-faire de la famille Décarie, qui cultivait ses terres avec passion et dévouement.
Les melons de NDG incarnaient ainsi un morceau d’héritage québécois, savouré à des milliers de kilomètres de leur terroir d’origine.
